L’endométriose est une maladie inflammatoire et hormonodépendante, souvent liée à une dysbiose intestinale, une hyperperméabilité intestinale et un excès d’œstrogènes. L’approche par les compléments doit viser à réduire l’inflammation, améliorer la fonction intestinale, soutenir le foie et équilibrer le système hormonal.
1. Inuline
Pourquoi ? L’inuline est une fibre prébiotique qui nourrit les bonnes bactéries intestinales et favorise une flore équilibrée. Or, une dysbiose intestinale est souvent présente chez les femmes atteintes d’endométriose, aggravant l’inflammation et la perméabilité intestinale.
Quelle forme ? Inuline de chicorée ou d’agave, en poudre pure et bio.
Dosage ? 5 à 10 g par jour, à introduire progressivement pour éviter les ballonnements.
À quel moment ? Le matin à jeun ou réparti dans la journée avec de l’eau ou mélangé à un yaourt/fromage blanc.
2. L-Glutamine
Pourquoi ? La glutamine est un acide aminé essentiel à la régénération de la paroi intestinale. En cas d’endométriose, l’hyperperméabilité intestinale (leaky gut) peut favoriser l’inflammation et les réactions immunitaires inappropriées.
Quelle forme ? Poudre de L-glutamine pure, sans additifs.
Dosage ? 5 g par jour, voire 10 g en cas d’intestin très réactif.
À quel moment ? À jeun le matin ou avant le coucher, dilué dans un verre d’eau.
3. Magnésium (Bisglycinate ou Malate)
Pourquoi ? Le magnésium est indispensable pour détendre les muscles (y compris utérins), réduire le stress (facteur aggravant de l’endométriose) et moduler l’inflammation.
Quelle forme ? Bisglycinate ou malate, formes bien assimilées et non irritantes pour l’intestin.
Dosage ? 300 à 400 mg de magnésium élément par jour.
À quel moment ? Le soir, car il favorise la détente et le sommeil.
4. Oméga-3 (EPA/DHA)
Pourquoi ? Les oméga-3 réduisent l’inflammation et aident à moduler la production de prostaglandines pro-inflammatoires impliquées dans les douleurs de l’endométriose.
Quelle forme ? Huile de poisson sauvage (de qualité certifiée sans métaux lourds) ou huile de krill.
Dosage ? Minimum 2 g d’EPA + DHA par jour (3 g pour une action plus marquée).
À quel moment ? Pendant un repas contenant des lipides pour une meilleure absorption.
5. N-Acétyl-Cystéine (NAC)
Pourquoi ? La NAC est un précurseur du glutathion, l’antioxydant le plus puissant du corps. Elle aide à détoxifier le foie (indispensable pour éliminer l’excès d’œstrogènes) et réduit la formation des adhérences liées à l’endométriose.
Quelle forme ? NAC pure en gélules.
Dosage ? 600 à 1200 mg par jour.
À quel moment ? À jeun, idéalement le matin ou entre les repas.
6. Vitamine D3 + K2
Pourquoi ? La vitamine D joue un rôle clé dans l’immunité et la régulation de l’inflammation. Les femmes atteintes d’endométriose ont souvent un déficit en vitamine D, ce qui aggrave les symptômes. La K2 optimise l’absorption du calcium et réduit les risques de calcification.
Quelle forme ? D3 naturelle (issue de lanoline ou de lichen pour les végans) associée à K2 MK-7.
Dosage ? 2000 à 4000 UI de D3 + 100 mcg de K2 par jour.
À quel moment ? Au cours d’un repas contenant des graisses.
7. Curcumine (Extrait de Curcuma avec Pipérine ou Phospholipides)
Pourquoi ? La curcumine est anti-inflammatoire, inhibe certaines prostaglandines impliquées dans la douleur, et peut aider à limiter la progression des lésions d’endométriose.
Quelle forme ? Extrait standardisé à 95 % avec pipérine (pour une meilleure absorption) ou sous forme micellaire/liposomale.
Dosage ? 500 à 1000 mg par jour.
À quel moment ? Pendant un repas contenant des lipides.
8. Zinc (Picolinate ou Bisglycinate)
Pourquoi ? Le zinc module l’immunité, régule les hormones et favorise la cicatrisation des muqueuses intestinales, essentielles en cas d’hyperperméabilité intestinale.
Quelle forme ? Picolinate ou bisglycinate, bien assimilés.
Dosage ? 15 à 30 mg par jour.
À quel moment ? À distance des repas (le matin à jeun de préférence).
9. Extrait de Brocoli (Sulforaphane)
Pourquoi ? Le sulforaphane favorise la détoxification hépatique, ce qui aide à l’élimination des œstrogènes en excès, et réduit l’inflammation.
Quelle forme ? Extrait de graines ou de pousses de brocoli standardisé en sulforaphane.
Dosage ? 100 à 200 mg de sulforaphane par jour.
À quel moment ? Au cours d’un repas.
10. Probiotiques (Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus reuteri, Bifidobacterium longum)
Pourquoi ? Une flore intestinale déséquilibrée (dysbiose) peut entraîner une mauvaise élimination des œstrogènes, aggravant les symptômes de l’endométriose.
Quelle forme ? Gélules avec une synergie de souches spécifiques (L. rhamnosus, L. reuteri, B. longum).
Dosage ? 10 à 50 milliards d’UFC par jour.
À quel moment ? Le matin à jeun ou le soir avant de dormir.
Conclusion
Si je devais prioriser, je mettrais :
1. Inuline + Glutamine → Pour réparer l’intestin.
2. NAC + Extrait de brocoli → Pour soutenir le foie.
3. Oméga-3 + Curcumine → Pour réduire l’inflammation.
4. Magnésium + Vitamine D3/K2 → Pour réguler le stress et l’immunité.
5. Probiotiques + Zinc → Pour rééquilibrer la flore intestinale et soutenir les hormones.
Le but est d’agir globalement sur l’inflammation, la digestion et l’équilibre hormonal, tout en adaptant en fonction des symptômes spécifiques de chaque femme.