Cinq minutes avec Totem, n°1
15 octobre 2026
Éviter le sucre quand vous prenez des antibiotiques
Quand on est malade sous antibiotiques, notre alimentation se dérègle souvent. On n'a pas très faim. Et quand la faim revient, on finit par manger sucré pour se donner un peu d'énergie, parce que le corps est fatigué.
Mauvaise idée, d'après une étude publiée fin septembre dans Nature.
Des chercheurs de New York ont suivi 173 adultes hospitalisés pour une greffe. Ils ont noté ce que chacun mangeait, repas par repas. Plus de 9 000 repas au total. Puis ils ont analysé leurs selles.
Sans antibiotiques, le sucre ne changeait rien au microbiote.
Sous antibiotiques, tout changeait. Chaque portion de sucreries était liée à une flore intestinale moins variée, environ 24 % en moins. Et à la prolifération d'une bactérie qui s'appelle Enterococcus faecium. Elle vit discrètement dans notre intestin à tous, en petite quantité, sans poser de problème. Mais quand les antibiotiques affaiblissent la flore, elle peut prendre toute la place. Elle est connue pour résister aux antibiotiques et causer des infections chez les personnes fragiles. Ce n'est pas une bactérie qu'on veut voir se multiplier.
Chez la souris, c'est encore plus net. Sous antibiotiques, le sucre a multiplié cette bactérie par 33 en six jours.
L'explication la plus probable est simple. Les antibiotiques font le vide dans votre flore. Le sucre nourrit les bactéries qui prennent la place libre.
Attention, ce sont des patients très malades. Et chez l'humain, l'étude montre un lien, pas une preuve.
Voilà ce qu'on peut en tirer.
Pendant une cure d'antibiotiques, votre microbiome est affaibli. Il faut faire très attention à ce que vous lui donnez. Je conseille toujours de privilégier les fruits et les protéines, et de rester loin du sucre. Pas pour toute la vie. Juste pendant la phase où vous êtes malade, là où l'effort compte vraiment.
Et pendant la cure comme juste après, misez sur les aliments lactofermentés et les boissons probiotiques.
Lire l'étude : nature.com
La réflexion du moment, oser se choisir
Beaucoup de mes clients vivent la même chose en ce moment.
« Allez, viens boire un verre. » « Tu vas pas faire ta difficile. »
Face à la famille, aux amis, aux moments sociaux, ils perdent un peu les rails. Pas parce qu'ils en ont envie. Juste parce qu'ils ne veulent pas embêter.
Ce que je leur répète souvent, c'est de prendre leur place. Et d'accepter d'embêter un peu.
Expliquez clairement aux gens qui vous êtes aujourd'hui. Ce que vous n'avez plus envie de faire.
Au début, certains vont râler. D'autres vont vous donner des conseils que vous n'avez pas demandés. Et souvent, leurs critiques parlent surtout de leur propre difficulté à être disciplinés.
Mais si vous tenez bon, votre entourage finit par s'habituer. Et il n'y a plus de problème.
Certaines personnes ne correspondront plus à ce que vous voulez vivre. Celles-là, voyez-les un peu moins. D'autres vont apparaître. Celles-là, voyez-les un peu plus.
Gardez le cap.
Ce n'est pas parce que vous êtes en soirée, dans une foire aux vins ou à l'apéro chez des amis que vous devez boire avec eux. Vous le savez à l'avance. Emportez votre boisson. Dites non. Posez les règles dès le début.
Ce n'est pas parce que vous êtes à un dîner d'entreprise que vous ne pouvez pas dire « désolé, je ne mange plus de friture ». Ou même « je suis intolérant à la friture et au gluten ». Vous sauvez déjà une grande partie des meubles. Et ce n'est pas vraiment mentir, puisque l'espèce humaine tout entière l'est.
Arrêtez d'avoir peur d'être chiant. Vous avez le droit de ne pas vouloir quelque chose.
C'est votre souveraineté.
La recette qui a retenu mon attention cette semaine
Kari sach moan, le curry rouge cambodgien au poulet
Une pâte rouge pilée au mortier, citronnelle, curcuma, galanga, combava, puis du poulet, de la crème de coco et des légumes qui mijotent. Simple, parfumé, et ça tient au corps.

La recette complète : totemdiet.com/blog/kari-sach-moan-curry-rouge-cambodgien.html
À bientôt,
Marc
Recevez la prochaine newsletter
Tous les quinze jours, cinq minutes de lecture. Désinscription à tout moment.